Voici l'histoire de Pipo, un petit âne avec de très longues oreilles, le nez qui chatouille et les yeux tout ronds. Tout le monde l’adore, mais Pipo a un petit secret : quand il a décidé quelque chose, il ne change jamais d'idée ! On dit qu’il est têtu comme un petit âne (et c'est vrai !).
Voulez-vous savoir ce qu'il a fabriqué aujourd'hui avec le fermier Barnabé ?

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Pipo et la mare de boue
Un matin, le fermier Barnabé dit à Pipo : — « Pipo, mon petit âne, il est temps de rentrer à l'écurie pour manger ton foin ! »
Mais Pipo n'a pas envie de bouger. Il a repéré une magnifique mare de boue juste à côté de lui. Il veut rester là pour se rafraîchir les pattes.
Barnabé tire sur la corde : Hisse ! Hisse ! Mais Pipo plante ses quatre sabots dans le sol. Il ne bouge pas d'un millimètre. Il fait une tête toute rigide et ferme un peu les yeux. — « Non, non, non ! » semble dire Pipo.
Le fermier Barnabé soupire. Il sait que quand Pipo décide de ne pas bouger, c'est comme essayer de déplacer une montagne !
Barnabé va chercher une grosse carotte bien croquante. — « Regarde Pipo, une bonne carotte ! Viens la chercher ! »
Pipo ouvre un œil. Il adore les carottes. Mais il est malin ! S'il avance, il devra quitter sa mare de boue. Alors, Pipo a une idée...
Il fait semblant d'avoir une mouche sur le nez. Il secoue ses grandes oreilles : Frouit ! Frouit ! Il fait semblant de trébucher un tout petit peu vers l'avant. Barnabé, tout content, s'approche pour l'aider...
Et hop ! En un éclair, Pipo attrape la carotte d'un coup de dents rigolo : Scrunch ! Puis, il fait un petit saut de côté et... SPLASH ! Il s'assoit bien confortablement dans la boue, tout fier de son coup.
Barnabé commence à rire : — « Oh, Pipo ! Tu m'as bien eu, petit coquin ! »
Pipo mâchouille sa carotte, les fesses dans la boue, tout heureux. Il a eu son goûter ET sa baignoire de boue. Mais comme il aime beaucoup son fermier, après avoir bien mangé, il se relève tout seul, fait un petit bisou tout mouillé sur la joue de Barnabé et rentre en trottant à l'écurie : Tidip, tidip, tidip !
Cric, crac, l'histoire est finie !








